Au Fil Du Temps

  • Pourquoi observer et photographier la nature me procure tant de plaisir ?...
    Depuis l'enfance, j'ai toujours éprouvé un grand sentiment de liberté dans la nature. Une passion pour les animaux a grandi. Les observer, découvrir leur vie et pourquoi pas les photographier? Le pas fut vite franchi.
    La photographie est devenue pour moi un moyen de capter certaines émotions, certains détails, dont l'évocation et la transmission par les mots est trop difficile.
    Je suis un artisan qui tâtonne et photographie pour garder et partager le souvenir d'un instant.
    Pour moi, une image réussie est celle qui matérialise et restitue cet instant vécu au travers de mon regard.
    Pour ces raisons, ce livre n'est pas un guide faunistique ou floristique.
    J'ai voulu capter l'ambiance des hautes terres de Causse jusqu'aux vallées profondes. Ce n'est qu'un aperçu de la diversité des milieux, de la faune, de la flore. Il reflète l'extraordinaire diversité de cette région. Des espèces courantes, mais tellement merveilleuses, côtoient des raretés comme certaines espèces d'insectes, d'oiseaux et de fleurs.
    Derrière chaque image, il y a une histoire chargée d'émotion que chacun doit ressentir selon sa sensibilité.
    Une «rencontre» que je voulais partager...

  • Mais comment expliquer une telle originalité ? L'intérêt du visiteur est vite assailli par de nouvelles découvertes : pâturages, flore, paysages, se mêlent en tous sens à la géologie et à l'histoire.
    Cette particularité géographique résulte de conditions géologiques exceptionnelles qui ont conduit à une capture de la Haute-Truyère par la Basse-Truyère il y quelques millions d'années.
    Rédigé pour les découvreurs et visiteurs de l'Aubrac, cet ouvrage n'a pas la prétention d'être une référence scientifique mais plutôt une aide à la découverte comme l'est le Jardin Botanique de l'Aubrac créé à Aubrac même, avec comme orientation « La science pour tous, coté jardin » : ouverture à une pluridisciplinarité la plus large possible sans laquelle toute connaissance ne peut qu'être incomplète.
    La reconnaissance par une inscription particulière, dans le cadre du Patrimoine Mondial, de l'originalité de la nature et des vestiges médiévaux qu'on rencontre le long de deux tronçons sur l'Aubrac du Chemin de Saint-Jacques ne peut non plus être oubliée : un chapitre en fin de livre y sera consacré.

  • Le bassin de Thau est une curiosité géographique. C'est une petite mer intérieure de soixante-quinze kilomètres carrés, qui constitue aussi l'étang le plus important du Languedoc-Roussillon. Les historiens estiment que sa formation s'est produite onze ou douze mille ans avant notre ère et que la bande de terre longeant la mer n'a rejoint le mont Saint-Clair qu'à l'époque romaine. Toujours est-il que cette étendue d'eau, reliée à la Méditerranée que par trois minces graus naturels, constitue un milieu naturel tout à fait particulier.
    Ce livre va vous faire découvrir la richesse de son écosystème, différent de celui de la mer. Ici la nature qui se développe en vase clos produit une faune et une flore extrêmement denses, mais en modèle réduit. Pour les plongeurs et les scientifiques, Thau offre le spectacle d'une nature riche et diversifiée en matière d'algues, de limaces, de coquillages et de crustacés.
    A travers des rencontres et des portaits de personnalités emblematiques de l'étang racontés par Louis-Bernard Robitaille, des images du dessus et de dessous glanées par Denis Porrachia, vous n'aurez plus le même regard sur cette mer intérieure.

  • Sans père et déjà sans mère à ma sortie de l'Ecole Nationale d'Ingénieurs des Arts et Métiers, j'ai eu la chance d'être accepté dans le jeune cinéma comme réalisateur, puis, l'autre chance, d'être admis comme journaliste dans plusieurs grands périodiques.
    J'ai pu poursuivre mes « activités» dans ces domaines, ce qui m'a permis de voir mon nom dans le Canard Enchainé, l'Os à Moelle, le Crapouillot de Galtier Boissières et d'autres gazettes célèbres, de placer ce nom au générique de plusieurs films dont «D'où viens-tu Johnny ?», De tenir le micro de grandes stations comme RTL, Europe 1, RMC ou Radio Bleue pendant plus d'un demi- siècle d'acharnement.
    La chanson était ma quête et mon vice puisque, proche des nonantes ans, je poursuis encore cette passion dans les merveilleuses radios des provinces. Au cours de ces longues occupations, j'ai rencontré aussi bien les grandes stars du micro que les modestes courriéristes qu'elles soutiennent. Certains sont même devenus des amis sincères, aussi divers que Guy Béart et Fréhel, Bernard Dimey et Jacques Hélian. Ils m'ont appris beaucoup de secrets de leur vie dont mon heureuse mémoire me permet de me souvenir. J'ai donc eu envie de noter tout ça à l'intention de celui qu'on appelle le public et dont le talent d'auteur a travaillé dans l'immortalité de ces refrains qui sont les compagnons du peintre en bâtiment comme de l'académicien admiré. Ils ne sont pas tous là, il s'en faut ! Je ne parle dans cet ouvrage que de ceux que j'ai bien connus, que j'ai rencontrés et de ceux dont on m'a révélé les mystères qu'ils cachaient.
    Pardonnez-moi l'absence des autres. Je les aime d'autant plus ! En tout cas, autant que vous !

  • Le métal, sous toutes ses formes, a inspiré les créateurs contemporains. Le musée Denys-Puech propose de découvrir ou redécouvrir certains artistes de sa collection ; Bernard Pagès, Nicolas Sanhes, Carmen Perrin, Francis Mascles, Pierre Mercier er Jean-Claude Loubières sont invités durant l'été au sous-sol du musée pour une rencontre informelle où matières et formes entrent en résonnance.
    Que le métal soit utilisé seul comme « matériau de construction » de la sculpture, comme chez Bernard Pagès ou Carmen Perrin, ou en opposition avec d'autres matières plus organiques et plus douces - cire et filasse chez Nicolas Sanhes, ossements chez Francis Mascles - il est redécouvert par les sculpteurs contemporains comme un matériau paradoxal ;
    Dur mais incroyablement plastique, froid mais conducteur d'émotions, il est le corps et l'ossature de la sculpture.
    Jean-Claude Loubières le décline en modules dans « 3 par 3 », Bernard Pagès le tord pour créer une explosion rayonnante ; Carmen Perrin le fait ployer, Francis Mascles et Pierre Mercier l'utilisent pour créer des oeuvres « reliquaires ». Tous redécouvrent, des années 70 à aujourd'hui, le métal comme un matériau privilégié de la sculpture.

  • «Au plus loin que mes souvenirs le permettent , lors de ma tendre enfance, les yeux rivés aux vitres de la cuisine familiale, une fascination m'envahissait dés la chute des premiers flocons de neige. Déjà, derrière ces carreaux en partie gelés avant que mon père n'allume le poêle à bois, je révais devant ces extraordinaires dessins en forme de plume aux espaces infinis transfigurés par cette cape blanche et grise. Ce n'était pas seulement une saison qui effrayait les adultes mais devenait dans mes rêves de gosse, un autre pays, une autre planète. Mes parents racontaient que marchant encore à quatre pattes, le contact réel de ce monde étonnant m'étant encore interdit, je me traînais jusqu'au plus prés des fenêtres afin de tenter de déchiffrer le mystère de ces morceaux de blancheur aérienne surgissant de nulle-part . Avant ma première année, ayant maîtrisé la station verticale et pourvu d'une irrépressible attirance pour tout ce qui se déroule à l'extérieur de la maison, j'ai enfin connu cette fabuleuse et étonnante rencontre avec ces duvets glacés qui se laissent tomber mollement du firmament, recouvrent toutes formes avec une délicatesse de velours et parait-il ma joie était égale à celle de notre chien. Au fil des années, j'attendais la première neige avec fébrilité pour aller lire les traces laissées par toute la vie sauvage de notre environnement. Je ne pouvais en parler à mon entourage familial car l'hiver et son cortège de désagréments ne risquait pas d'ouvrir un semblant de dialogue. Alors, par timidité, peut-être par égocentrisme, par peur d'être incompris, c'est dans la solitude humaine que j'ai découvert la nature en général et l'hiver en particulier. Seule la période de mon enfance que j'ai passé chez mes grand-parents m'a offert une extraordinaire opportunité. Mon grand-père, paysan taciturne et pourvu d'un rare bon-sens m'a guidé, souvent sans parole, vers les lignes les plus importantes de la vie et fait connaître une des nombreuses façons d'ouvrir le grand livre de la nature .» C'est sur ces quelques mots que Renaud Dengreville vous invite à découvrir un Aubrac, qui petit à petit se couvre de son manteau de neige et où, sa faune et sa flore, se couvrent, se protègent, s'engourdissent et reviennent à la vie au grès des saisons... Préface : Jacques PERRIN - Producteur

  • Né à Rodez en 1857, de parents commerçants, Maurice Bompard quitte la ville à l'âge de huit ans avec sa famille pour s'installer à Marseille.
    En 1873, il entre à l'école des Beaux-Arts de Marseille puis il suit des cours à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris où il est l'élève du peintre orientaliste Gustave Boulanger et de Jules Lefebvre. Il pouvait passer de la technique académique la plus soignée à une manière beaucoup plus libre ponctuée de grandes touches de couleur pure. En 1882, il obtient une bourse pour un voyage en Italie et en Afrique du Nord ;
    De cette époque date son attirance pour la lumière des pays du sud.
    Ses premières peintures orientalistes sont des compositions décrivant un orient imaginaire, en particulier des scènes de harem peuplées de personnages féminins, souvent dévêtus, qui se détachent sur le fond sombre d'une draperie. L'année 1889 marque un tournant dans sa conception de l'exotisme ; il adopte une approche plus réaliste de la vie quotidienne dans le sud algérien, tel qu'il a pu l'observer lors de son premier voyage à Biskra et dans l'oasis voisine de Chetma, aux magnifiques jardins riches de palmiers. Les Bouchers de Chetma sont exposés au Salon des Artistes français de 1890. Il adhère à la société des peintres orientalistes français en 1895, avec Gérôme, Cotte et Benjamin Constant, et retournera dans le sud algérien à de multiples reprises jusqu'en 1900. Cependant, au début du XXème siècle, il abandonne les compositions orientalistes pour se consacrer à la réalisation de vues de Venise et de natures mortes.
    L'exposition réunira une quarantaine de tableaux orientalistes venus des collections du musée des Beaux-Arts de Marseille et de collectionneurs privés. Elle sera présentée à Rodez, puis à Millau.

  • Elle est cet élément mystérieux, le plus faible et le plus fort de tous, tour à tour destructrice ou purificatrice, indispensable à la vie, aux activités de l'homme et plus encore à ses rêveries et à son imaginaire.
    Naguère elle abreuvait les animaux, faisait tourner les moulins, mais elle coulait aussi dans les demeures oubliées des dracs et des fées, elle abritait le terrible Léviathan, elle guérissait les maux de l'âme et du corps.
    Là-haut, dans les Pyrénées, l'eau n'a jamais connu l'emprisonnement des mises en bouteilles, l'opprobre des traitements chimiques, elle n'est pas domestiquée, elle est un bienfait de la Nature, libre et sauvage, elle est omniprésente.
    Avez-vous remarqué son caractère versatile, à chaque fois ni tout à fait la même ni tout à fait une autre : hier glacier, aujourd'hui torrent, demain lac, après-demain nuage, elle est unique et multiple à la fois, libre et vagabonde, Elle est d'humeur changeante elle fait ce qu'il lui plaît.
    Ce livre s'inscrit dans un concept, une trilogie avec pour toile de fond les Pyrénées. Choisir à un thème unique qui soit à la fois très Pyrénéen et très universel. Décliner ce thème en une exposition photographique, un spectacle et un livre.
    Evoquer l'eau dans les Pyrénées en invitant le lecteur à s'émerveiller de la beauté du monde... tel est le fil conducteur du travail et/ou de la philosophie de Philippe LLANES, qui, dans le cadre de son métier - garde-moniteur au Parc National des Pyrénées - parcours les Pyrénées au quotidien et vous en fait partager quelques lieux exceptionnels.

  • A l'occasion de la réfection du Théâtre Molière de Sète, Marc Combas alias Topolino, agent qualifié du patrimoine et talentueux dessinateur, a été chargé par François Commeinhes, maire de la ville, de dessiner les différentes étapes de la réhabilitation de ce patrimoine inscrit à l'inventaire des monuments historiques (déménagement, travaux de restauration.) ainsi que les grandes étapes de la vie culturelle de la ville de Sète (festivals, spectacles, expositions dans les musées.).
    Armé de son seul Posca noir, il a tracé dans les moindres détails près d'un millier de dessins. Ce livre présente une sélection de plus de 300 d'entre eux. Un retour en images, qui témoigne de toute la richesse de la vie culturelle sétoise dans sa densité, son originalité et sa singularité.

  • Lumière de verre

    Claude Baillon

    Depuis l'Ecole des Métiers d'Art à Paris où il étudie le vitrail, Claude Baillon n'a cessé de créer des vitraux et des sculptures de verre, destinés essentiellement à des lieux publics.
    Il s'inscrit dans une constante où il tend à retrouver les origines méconnues du vitrail.Pour lui, la création se déploie de la conception jusqu'à la réalisation, en en assumant toutes les phases.
    S'il respecte les savoirs traditionnels, il transgresse néanmoins les normes établies et invente un langage technique nouveau afin de répondre aux exigences des bâtiments et de leur vocation.
    Lorsque l'on parcourt I'oeuvre de Claude Baillon, on découvre une grande diversité d'expressions. Il revient à des techniques "ancestrales" qui s'apparentent aux premiers gestes des hommes en taillant le verre comme du silex. Ses éclats de verre sont d'abord montés sur du cuir comme les haches préhistoriques. Il remplace ensuite le cuir par d'autres matériaux souples comme le PVC, introduisant ainsi la troisième dimension pour un vitrail qu'il veut "tactile".
    Entre la peinture et l'architecture dans laquelle il s'insère, le vitrail est, pour Claude Baillon,un art monumental majeur qui s'inscrit dans le paysage artistique contemporain loin des clichés moyenâgeux.

  • Du 29 juin au 27 octobre 2013, le musée Paul Valéry présente la collection DAVID ET EZRA NAHMAD - IMPRESSIONNISME ET AUDACES DU XIXe SIECLE et réunit, pour la première fois en France, près de 70 oeuvres issues de l'une des plus grandes collections internationales.
    Unique au monde autant par la diversité des courants artistiques représentés que par l'illustration de chacun d'entre eux, la collection NAHMAD domine depuis les deux dernières générations le monde des collectionneurs et des marchands d'art.
    Sa première présentation en France propose, au Musée Paul Valéry, un ensemble magnifiquement représentatif de la deuxième moitié du XIXe siècle, période sur laquelle s'est fixée la sélection opérée.
    Si les oeuvres de la collection NAHMAD ont figuré au cours des dernières décennies dans des expositions organisées par les plus grands musées du monde, elles sont ici pour la première fois rassemblées avec de nombreuses autres, peu ou jamais exposées, pour proposer, à travers le regard d'un collectionneur, une vision d'ensemble sur les grandes audaces qui ont scandé la deuxième partie du XIXe siècle.
    Introduite par l'Ecole de Barbizon et le Réalisme, qui marquent dans l'histoire de l'art les débuts de la période moderne, cette exposition et ce catalogue réunissent un ensemble d'oeuvres illustrant tous les grands courants qui, des années 1850 au tournant des XIXe et XXe siècles, ont construit la modernité et ouvert la voie aux avant-gardes.
    Qu'il s'agisse de l'impressionnisme ou du post-impressionnisme, des expériences de Pont-Aven, de l'aventure nabie ou du symbolisme, chaque artiste est représenté par un ensemble d'oeuvres exceptionnel proposant une lecture particulièrement cohérente et généreusement offerte au public.

  • Empreintes

    Jean-Henri Meunier

    Sur cette terre, il y a peut-être déjà plus de téléphones portables que d'êtres humains. Il n'y a pas à s'en plaindre, tant que cette technique restera au service de l'homme. Un outil, domestique, au service de son créateur. Et mieux encore : un instrument au service de l'art et de l'imagination des hommes. De n'importe quel homme. Car la plupart des téléphones portables ont au moins une fonction qui en appelle au créateur, qui s'en réfère à l'art, à l'esthétique, à l'humanité. Il prend des photographies. Des êtres chers, des paysages, des souvenirs de voyage.
    Mais plus encore, pour celui qui prend le temps de voir. Des traces, des empreintes, des taches, des cicatrices dans les murs et sur les routes des hommes, qui évoquent des êtres, des animaux, des paysages, qui dessinent une nouvelle cartographie, une nouvelle mythologie qui va par-delà ce simple mur, qui va vers l'universelle humanité. Il suffit de prendre le temps, d'être curieux, de voir dans le mur, de regarder la route, doucement, lentement.
    Photographe, réalisateur, Jean-Henri Meunier prend son temps. Il n'a pas de permis de conduire, il marche à la vitesse de la vie d'un homme, pas plus vite. Il regarde dans le mur, il a les yeux sur la route. Et comme tout le monde, un téléphone portable. Meunier, un mur, la route, un téléphone qui prend des photos : voici un nouveau monde qui prend vie, des êtres vivants, et l'art, à tous les coins de rue.
    Ayez l'oeil.

  • Les photographies de la série «Méprises & Faux-semblants» se donnent à voir comme un ensemble de travaux assurément très subjectifs, où le visiteur est invité à découvrir le cheminement du photographe dans l'étrange théâtre des matières propices à son investigation.
    [...] Entre métaphore et utopie, l'auteur qui renvoie sans cesse d'un point de vue à l'autre, fait de l'oeil du visiteur l'instrument essentiel d'un apport au visible. De divagations ludiques en questionnements constructifs, l'interlocuteur d'abord désorienté puis vite rassuré par telle ou telle résurgence indicielle, finit par collaborer, sans doute convaincu que dérive et création sont fort heureusement liées. Par l'ambivalence et la polysémie de l'image, l'ambiguïté de la lecture et la puissance tactile du tirage, tous les morceaux choisis qui soutiennent ici l'imaginaire, transgressent somme-toute l'emprise du réel, lui allouant ainsi au-delà du cliché, une autre re-connaissance...

  • Cette association a pour objet de communiquer, développer et de favoriser par tout moyen approprié (sportif, artistique, scientifique, événementiel .), la connaissance et la protection du monde aquatique et subaquatique.
    S'inscrivant dans une perspective de développement durable, l'association se propose d'oeuvrer pour témoigner du présent, d'informer et de sensibiliser le public par tout moyen d'éducation mais aussi de contribuer à la préservation des écosystèmes en contact étroit avec les organismes publics ou privés déjà en charge de cette action.
    En participant à l'élaboration, la diffusion et au respect des lois et règlements, elle contribue à la conservation de la faune, de la flore et des richesses sous-marines. Ellea pour objectif d'être un témoin de l'évolution des milieux et des effets de l'activité humaine sur l'environnement et plus précisément sur les écosystèmes aquatiques d'eau douce (étangs, lacs, rivières, eaux souterraines, ...).

  • Située sur la rive orientale du Nil, au nord de Louxor, la ville d'Akhmim est réputée pour sa tradition du tissage vieille de quatre mille ans. Dès l'époque pharaonique et jusqu'à nos jours, on y a tissé : le lin d'abord, mais aussi la soie ou la laine, puis le coton.
    Aujourd'hui, Akhmim, où cohabite une population musulmane et chrétienne placée sous le signe du croissant et de la croix, de la mosquée et de l'église, est célèbre pour une autre raison.
    En effet, dans les années soixante, une ONG égyptienne, L'Association de la Haute - Égypte pour l'Éducation et le Développement (AHEED), met cet artisanat au coeur de son action à Akhmim pour revaloriser et donner à des femmes analphabètes une place dans la société.
    De cette réappropriation d'un artisanat séculaire sont nés de nouveaux motifs, véritables jaillissements de couleurs et de vie, qui puisent leur inspiration dans la vie quotidienne et rurale.
    C'est le récit de ce renouveau que propose Au Fil des femmes, étayé d'une magnifique iconographie (photos de broderies et tissages récents, clichés d'archives, portraits de femmes...) et d'émouvants témoignages.

  • Mardi 6 juin 1944, à l'heure d'une marée basse, les rivages de Normandie sont noirs de bateaux et d'un rouge-sang de soldats tués au combat. Terribles jours à Omaha, Utah, Sword, Gold et Juno, les cinq plages d'un littoral combattant.
    Soixante-dix ans plus tard, des centaines de milliers de visiteurs en découvrent, émus, les cicatrices. Sur terre et sur mer, les virgules de béton que sont les blockhaus ponctuent les jours ordinaires des gens d'ici. Sur la plage de Sainte-Marie-du-Mont, devenue Utah Beach en 1944, les ostréiculteurs juchés sur des tracteurs partent ausculter leurs naissains. Devant Luc et Lion, des pêcheurs amateurs rêvent d'improbables captures. Sur la plage de Colleville, Omaha Beach en langage touristico-militaire, en contrebas du cimetière-jardin où reposent plus de dix-mille soldats, des ados compétitionnent en char à voile. L'été sur la côte, les feux d'artifice rassemblent un monde fou et joyeux.
    L'objectif d'Olivier Mériel est bien de saisir des instants d'aujourd'hui, teintés d'une tonalité d'hier. Armé de sa chambre photographique, il capte les fulmars et mouettes tridactyles de la pointe du Hoc, les pannes dunaires d'Utah Beach, des touristes débarquant sur les hauteurs d'Arromanches. Les camping-caristes seraient-ils les nouveaux soldats du XXIe siècle ? « Je montre le vrai avant le beau » sourit Mériel.
    Appuyées par des textes courts de Jean-Jacques Lerosier, grand reporter à Ouest- France et auteur de plusieurs livres sur la Bataille de Normandie, la cinquantaine d'images noir et blanc d'Olivier Mériel donnent à voir comment s'est opérée la métamorphose des lieux, comment les paysages ont digéré le long et douloureux feuilleton de la Bataille de Normandie, quelles traces a laissé l'Histoire. Une photo, un texte, chaque page raconte une petite histoire de cette grande histoire.

  • Fondamentalement attachée à la ville de Sète, où elle a été réfugiée pendant la guerre avec sa mère et ses quatre frères et soeurs, Agnès Varda ne garde de ces années-là que des souvenirs heureux de vacances et d'insouciance. Après avoir quitté Sète pour s'installer à Paris et y passer le baccalauréat, elle y revient fidèlement pendant 10 années, de juin à octobre, à l'occasion des vacances scolaires. Elle y rencontre alors des pêcheurs, des amis qui lui donnent l'idée de réaliser en 1955 son premier film La Pointe courte. C'est donc tout naturellement que 56 années plus tard, elle répond à l'invitation du Musée Paul Valéry afin de présenter, du 2 décembre 2011 au 22 avril 2012, Y A PAS QUE LA MER, une exposition qui dévoile une facette moins connue de l'univers de la cinéaste, photographe et plasticienne. Si la mer (Les Veuves de Noirmoutier ou encore Les Plages d'Agnès) apparaît comme thème prépondérant dans le travail d'Agnès Varda, d'autres aspects, moins connus, comme celui de la terre, sont à cette occasion abordés. Majoritairement composée d'installations, l'exposition s'emploie à mettre en évidence une préoccupation majeure : celle de la mise en relation et de la confrontation dans l'espace de l'image fixe et de l'image mobile. En témoignent notamment « les portraits à volets vidéo », installations créées pour cette exposition à Sète, comprenant une photographie centrale (image fixe) entourée de deux ou plusieurs vidéos qui lui font écho. Sont également présentées des oeuvres telles que Patatutopia, La Cheminée Patate (photographie dont le format du tirage est fonction du lieu) ou encore Le Tombeau de Zgougou, installation réalisée en hommage au chat de la famille Demy / Varda, et présentée de façon inédite à l'extérieur du musée dans une cabane élaborée pour l'occasion. D'autres installations, telles qu'Ulysse ou encore La Terrasse Corbusier donnent quant à elles à voir des photographies prises à un instant T autour desquelles viennent se greffer une fiction filmée, fantasmée par l'artiste. En effet, de même qu'Agnès Varda s'est souvenue 28 ans plus tard d'une photographie intitulée Ulysse réalisée en 1954 pour en faire un film en 1982, elle s'empare d'une photographie sur la terrasse de la Cité Radieuse du Corbusier réalisée en 1956, à l'occasion d'un reportage : intriguée par cette photographie et se demandant qui sont les personnes qui y figurent, elle imagine un scénario et réalise un film. Des photographies / autoportraits sont également présentés parmi lesquelles figurent notamment Lames brisées, qui représente un autoportrait de l'artiste aux multiples facettes. Une installation inédite composée de trois pièces, appartenant à la série des Portraits à volets vidéo, intitulée Le Pêcheur est également présentée dans les espaces du musée. Cette exposition, fruit de la synthèse de la carrière d'Agnès Varda, réunit en son sein tant l'univers cinématographique que photographique de l'artiste.

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